1 décembre 2020
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Nicolas Prodhomme, professionnel chez AG2R -Citroën Team

La période de reconfinement n'a pas été si morose que cela pour Nicolas Prodhomme. L'annonce tant espérée de son passage chez les professionnels d'AG2R - Citroen Team et non pas Cofidis, formation au sein de laquelle il a été stagiaire cet été à mis fin à une longue période d'attente mais aussi de doute. L'Eurois de 23 ans s'est en effet engagé pour deux ans avec la formation dirigée par Vincent Lavenu, formation où il retrouvera trois autres normands (Damien Touzé, Alexis Gougeard et Julien Duval , Mikaël Chérel, Benoit Cosnefroy). Mais c'est avant tout la perséverance de l'ancien coureur du Souvenir Daniel Laborne qu'il faut souligner. "Il y a un an, il n'y avait qu'une place pour un grimpeur qui est revenue à Clément Champoussin (4è du Tour de l'Avenir). C'était dans les plans, je ne l'avais pas vu. Plus les années passaient, plus je m'éloignais d'un passage chez les pros".  De quoi jeter un voile sur ses ambitions. Pas de les éteindre. Surtout après une année 2019 riche en résultats au niveau international comme le prouve ses succès lors de l'Orlen Nations CP (manche de Coupe du monde des nations) et du Piccola San Rémo (en classe 2) ainsi qu'une neuvième place au classement général de la Course de la Paix et une dixième place au Circuit des Ardennes. " Tout le monde me disait que j'avais ma place. Je ne perdais pas espoir..."

Dans l'obligation de quitter Chambéry Cyclisme puisque le club savoyard ne conserve dans son effectif que des coureurs Espoirs, son choix s'est porté sur le VC Villefranche-Beaujolais en 2020, vainqueur de la Coupe de France de DN1 et surtout fief des parents de sa compagne Manon, dirigeant de la section jeunes du club. Bien sûr, sa deuxième place derrière Pierre Rolland l'été dernier au Tour de Pays de Savoie lors de l'étape se concluant par la montée du Val Meunier l'a rassuré. Et même s'il était rejoint puis devancé par l'ancien meilleur grimpeur du Tour de France sous la flamme rouge, cela n'avait pas constitué une déception. Car il se savait attendu et il a répondu présent sur un terrain favorable pour lui. "Vincent Lavenu m'avait dit qu'il garderait un oeil sur moi lors du rendez-vous qu'on avait eu en fin de saison passée. Durant le confinement, j'ai réfléchi positivement. Avec le palmarès que j'avais en 2019, cela pouvait m'aider à passer pro. Cette deuxième place n'a été qu'une confirmation".  Son récent déménagement au Lac-du-Bourget ( au pied du Mont du Chat) va lui permettre de se rapprocher de ses coéquipiers Julien Duval et Benoit Cosnefroy (deux autres normands), Aurélien Paret-Peintre et Anthony Julien qui vont devenir, en Savoie, ses voisins et ses compagnons d'entraînement. De quoi favoriser son intégration chez les pros en attendant ses grands débuts en février prochain. L'ancien champion de Normandie juniors (en 2015) a également cotoyé d'autres coureurs d'AG2R La Mondiale au cours des différentes courses auxquelles il a participé en tant que stagiaire ces trois dernières années (Gastauer, Peters, Bidard). "Même si je n'ai pas couru avec tous, on a quand même sensiblement vécu la même aventure. Je sais d'ores et déjà que je ne serais pas perdu.

 

Texte et photo Patrice Meunier