5 février 2018
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Bilan des pros normands : Quentin Valognes en apprentissage

Après deux saisons au sein de l'équipe réserve, Quentin Valognes a disputé sa première saison professionnelle chez Novo Nordisk, la seule équipe au monde réservée aux coureurs touchés par le diabète. Une maladie qu'il s'est découverte à l'âge de six ans. Un véritable challenge avec le sentiment de défendre une cause importante d'autant plus que l'objectif de son équipe se rapproche du sien. "Inspirer, encourager et éduquer les gens qui ont un diabète dans le monde. Ce trouble de la glycémie, je ne l'ai jamais pris pour un handicap. C'est même l'inverse, il a été une force. Un diabétique, il connait des coups de moins bien. Alors, il faut se battre" souligne l'ancien coureur de l'UC Bricquebec âgé de 21 ans. Un état d'esprit qu'il a érigé en mode de vie tout en faisant de sa passion une profession. Ce néo-professionnel atypique qui veut donc profiter du vélo pour s'épanouir dans la vie s'est aussi trouvé un autre talent en se lançant dans l'écriture d'un livre. Il en partage l'affiche avec Diab', un personnage fictif qu'il a inventé pour représenter le diabète.

Sur le plan sportif, Quentin Valognes a vécu une année assez difficile mais forcément enrichissante avec les trois quart de son programme en Asie et aux Etats-Unis. Il faisait ses débuts au Dubai Tour, l'une des premières épreuves du World Tour où il côtoya quelques cadors du sprint dont Marcel Kittel, Dylan Groenewegen, John Dekenkolb, Elia Viviani ou encore Mark Cavendish. Excuser du peu. Il a poursuivi son programme avec l'Habu Dhabi Tour puis le Tour de Taiwan et a conclu sa saison en octobre en participant au Tour of Taihu. L'occasion de prendre une part active à la fin de course, lorsque les circonstances l'exigeaient, même si pour lui, la marche a été haute. Même s'il est bien conscient que faire sa place dans un peloton sans pitié est une rude tâche, sa promotion à l'échelon supérieur, c'est aussi un pari sur l'avenir qu'il a décidé de tenir." J'ai toujours aimé aller de l'avant. Je suis passé du monde amateur où je pouvais peser sur la course, au peloton international, où je subis la course. Le plus souvent, mon rôle était d'emmener les sprints pour l'un de mes coéquipiers. Il me reste beaucoup à apprendre".

 Texte et photo Patrice Meunier